Soirée Mémoires du 28 novembre 2012

Ce mercredi 28 novembre 2012, alors que le froid commençait à sévir au-dehors, s’est tenu une réunion conviviale au 51, boulevard de Strasbourg à Lille. Les membres de la SON présents ont pu assister à la présentation des travaux de fin d’étude de deux étudiants d’ISO-Lille en fin de cursus et accueillir les jeunes ostéopathes comme autant de nouveaux confrères au sein de l’association.

 

Quelques semaines auparavant, des membres du bureau de la SON étaient allées assister à quelques-uns des nombreux mémoires de la dernière promotion diplômée de l’école d’ostéopathie de Lille, afin de nous tenir informés de ce qui se faisait dans les domaines récents de la recherche au service de notre profession – car il s’agit bien d’autant de pierres à l’édifice de notre crédibilité auprès du monde médical. Il n’avait bien sûr pas été possible de tout voir, et il n’a pas été simple de choisir parmi ces travaux, mais certains ont été retenus dont les sujets et les présentations méritaient d’être portés à l’attention de nos confrères.

 

 

 

Nous avons ainsi assisté à une étude de cas réalisée par Robin Lsurger sur l’ « Apport de l’ostéopathie dans des cas de myopie ». Un travail complet et intrigant, avec un groupe témoin, des mesures réalisées chez un ophtalmologiste avant et 30 min après un traitement global ostéopathique comprenant les techniques adaptées à chaque patient, sur un panel de quelques quatre-vingt myopies diverses. Les chiffres montrent une amélioration tangible des mesures faites sur les yeux après traitement, et aucune détérioration relevée sur le groupe traité, tandis que le groupe témoin présente de rares améliorations, souvent pas de changement, et quelques détériorations. La discussion est ensuite ouverte quant aux moyens d’action de l’ostéopathie sur la myopie – action mécanique directe sur la sphéricité orbitaire ou via les fibres dure-mériennes de la capsule de Tenon, ou action vasculaire agissant sur les qualités de réfractions des corps aqueux intra-orbitaire ? L’effet n’est pas étudié à moyen ou long terme, mais c’est un premier pas vers la collaboration ophtalmo-ostéo.

 

 

A suivi la didactique  « Etude sur les différences de pratique des ostéopathes du Nord en fonction de leur expérience » de Justine Leduc. Cette demoiselle est partie du constat de sa propre situation et par lequel nous sommes tous passés : une fois diplômé, où s’installer ? Elle a donc envoyé des centaines de questionnaires à nous tous, ostéopathes de la région Nord-Pas-de-Calais, questionnaires qui lui ont permis de dresser toutes sortes de graphiques sur des sujets aussi variés que la situation géographique et économique, le type de techniques utilisées ou le port de la blouse, classifiés en catégories d’ancienneté d’installation. Ces chiffres et ces graphiques brossent un tableau précis et complet de notre profession dans la région, dans lequel il est amusant de se reconnaitre et qu’il sera très intéressant de comparer à d’autres études similaires dans les années à venir, ou à confronter avec nos voisins des autres régions de France.


 

Puis nous avons ouvert le buffet, italien : de grands plats de légumes marinés, de charcuteries, de lasagnes végétales et de pizzas froides. La soirée s’est achevée sur ce repas gourmand, pendant lequel nous avons pu faire plus ample connaissance avec nos nouveaux collègues.

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