“ Approche somato-émotionnelle, ou comment votre corps vous parle ”

 

Roger Fiammetti

“ Approche somato-émotionnelle, ou comment votre corps vous parle ”

 


 

Nous sommes toute notre vie à la recherche de l’équilibre. Équilibre physique bien sûr, mais aussi psychique. Les deux sont liés. On se tiendra droit, on se sentira digne, lorsqu’on sera à la hauteur de soi. On est ou on nait en fonction du regard que l’on porte sur soi. Lors d’une chute, il ne faut pas regarder là où on est tombé, mais là où on a glissé, pour que la mésaventure devienne une expérience enrichissante, “ grandissante ”.


Le milieu extérieur nous propose des contraintes auxquelles nous réagissons à juste proportion, grâce à notre système nerveux. L’équilibre, c’est la concordance entre ces contraintes et notre réaction.


Dès la 6ème semaine d’aménorrhée, l’embryon présente déjà un réflexe “ de peur paralysante ” ou d’autres réflexes dits primitifs in utero, en réponses à certains stimuli physiques ou chimiques subits par la mère. Les traumatismes, même anté-nataux, restent gravés dans notre mémoire cellulaire, en témoignent les travaux de Grof et ses matrices péri-natales.


Toute contrainte doit être exprimée en réaction. Ce qui ne s’exprime pas s’imprimera, et perturbera l’équilibre.

Il est intéressant de noter que l’équilibre ne se sent pas. On ne sent pas que tout va bien, on ne perçoit que ce qui ne va pas (pour pouvoir y réagir).

 


Le corps s’organise par l’ajustement de quatre diaphragmes, chacun couvrant et régulant une fonction endocrine :

– les membranes de tension réciproques intra-crâniennes avec l’hypophyse

– le diaphragme cervical avec la glande thyroïde

– le diaphragme thoracique avec le plexus solaire

– le diaphragme du périnée avec le plexus pelvien.


 

C’est par la respiration que fonctionnent et “ communiquent ” mécaniquement ces quatre diaphragmes. Les cellules endocriniennes qu’ils chapeautent régulent le métabolisme, la physiologie des émotions.


Roger Fiammetti : respiration totale, animation


On sait maintenant assez clairement l’impact des émotions sur le corps. Une équipe finlandaise en a établi la carte par thermographie.


Il est ainsi certain que la corrélation est double : les émotions (réactions aux stimuli de l’environnement) génèrent des réactions physiologiques endocriniennes ou nerveuses, et a contrario un dysfonctionnement mécanique d’un des diaphragme est susceptible d’entrainer une modification endocrinienne et à sa suite un état émotionnel différent.

 

 

Lectures :

“ Langage émotionnel du corps ”, Tome 1 et 2

“ La respiration totale pour tous ”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *